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Fondation Samilia

La Fondation Samilia, située à Bruxelles, a été créée en 2007 afin de rendre la lutte contre la Traite des Etres humains une priorité belge et européenne. Samilia est active dans les domaines de lutte conre l’exploitation sexuelle et économique.
 

Les Champs d’Actions de la Fondation Samilia :
• Prévention dans les pays d’origine (principalement Roumanie, Bulgarie, Moldavie et Côte d’Ivoire)
• Sensibilisation dans les pays d’origine et dans les pays de destination
• Programmes d’inclusion sociale dans les pays d’origine avec le secteur privé belge (Delhaize)
• Actions de sensibilisation des politiciens et des magistrats et alerter les nouveaux phénomènes
• Coopération dans des projets internationaux

La Fondation Samilia est chargée de l’organisation de la Conférence par les Ministres Joelle Milquet et Minister Najat Vallaud-Belkacem qui souhaitent ardemment mettre les droits des femmes au cœur de l’agenda politique.

Pourquoi la Convention de NY de 1949?
La Convention de NY de 1949 pour la « Répression de la Traite des Etres Humains et l’Exploitation de la Prostitution d’autrui est une résolution de l’Assemblée Générale des Nations Unies » reste aujourd’hui le seul texte de loi qui mentionne clairement l’exploitation de la prostitution d’autrui et qui détermine des lignes conductrices très claires que les Etats ayant ratifié la dite Convention doivent suivre. Cependant, force est de constater que de nombreux Etats ne sont pas en accord avec celles-ci.

La Convention prévoit que les parties de la présente Convention conviennent également de punir toute personne qui :
Tient, dirige ou, sciemment, finance ou contribue à financer une maison de prostitution ;
Donne ou prend sciemment en location, en tout ou en partie, un immeuble ou un autre lieu aux fins de la prostitution d'autrui.
La Convention prescrit également des procédures afin de combattre la traite internationale dans un but de prostitution, ceci incluant l’extradition des délinquants.


Quelques chiffres
Le rapport de l’OIT publié en juin 2012 couvrant la période de 2002-2011 estime que le nombre de victimes de travail forcé, et ceci comprend l’exploitation sexuelle forcée, s’élève à 20,9 millions de personnes au niveau global, avec une estimation de 5,5 millions d’enfants. Cette estimation est considérée conservatrice. Au sein de l’Union Européenne, 880.000 personnes sont prisonnières du travail forcé.


Le rapport global de l’UNCOD de décembre 2012 estime les pourcentages suivants entre 2007 et 2010 :

La traite des enfants a augmenté, elle est à 27% alors qu’elle était estimée à 20% entre 2003-2006,

Genre et age des victimes :

Globalement:

59 % sont des femmes
17% sont des filles
14% sont des hommes
10 % sont des garçons

Au niveau mondial, la traite des êtres humains à but d’exploitation sexuelle est plus fréquence que la traite économique même si l’on remarque une augmentation de cette dernière de 18 à 36% .

En Europe occidentale et centrale:
61 % sont des femmes
15% sont des filles
20 % sont des hommes
4 % sont des garçons

En Europe and Asie Centrale:
16% sont des enfants
62% exploitation sexuelle
31% travail forcé, esclavage et servitude


On note une baisse de 13% des condamnations.


Etant donné l’augmentation de la TEH, avec une attention particulière sur l’exploitation sexuelle et l’exploitation de la prostitution d’autrui, les 2 Ministres ont décidé d’unir leurs forces et de réunir d’autres ministres européens de l’Egalité des Chances afin que le combat contre ce genre de crime soit une réelle priorité européenne.

Les deux ministres, en accord avec la Fondation Samilia, ont décidé de partir d’études objectives afin d’examiner le fléau de l’exploitation de la prostitution d’autrui dans une perspective de genres.



Link:
EUROSTAT: First EU Statistical Data Report